Au sujet de ce projet
Ce projet d’humanités numériques accompagne le livre Voices of the Enslaved : Love, Labor, and Longing in French Louisiana (Omohundro Institute of Early American History and Culture and the University of North Carolina Press, 2019), qui paraîtra en français sous le titre de Paroles d’esclaves en Louisiane française, traduit par Patricia Godbout.
Introduction
IntroductionCe projet offre un accès sans précédent aux voix de personnes esclavisées dans l’Amérique du Nord coloniale. Il se base sur quatre procès complets s’étant déroulés dans la Louisiane française du dix-huitième siècle, au cours desquels des témoins esclavisés ont témoigné devant la cour. Conservés dans les Archives du Conseil supérieur de la Louisiane, ces quatre procès font partie d’une archive comprenant plus de quatre-vingts procès s’étant tenus entre 1723 et 1769, qui préservent les voix de plus de 150 Africains esclavisés, de même que d’un petit nombre d’autochtones esclavisés, qui ont témoigné comme accusés, témoins ou, plus rarement, comme victimes. On compte parmi ceux qui ont présenté leur témoignage des hommes, des femmes, des personnes âgées et même des enfants. Conformément aux procédures légales françaises, les personnes appelées à témoigner pouvaient répondre de manière expansive; leurs paroles étaient consignées par écrit au fur et à mesure de leur témoignage, et faisaient partie des archives judiciaires.
Cette somme de témoignages est étonnamment riche et unique dans sa portée au sein des archives coloniales d’Amérique du Nord, car elle donne accès à la voix, aux pensées et aux déclarations des esclaves eux-mêmes. Leur capacité à témoigner leur permet de construire un récit reposant sur leur propre expérience et leurs modes de connaissance, produisant une narration autobiographique qui exprime leur vision, leur évaluation et leur compréhension du monde. Dans ces documents résonnent le son de leurs voix, leurs préoccupations, ce qui offre de précieux aperçus de la vie réelle vécue sous le poids de l’esclavage dans toute sa violence et sa cruauté infinie; ce sont les voix de personnes réelles qui rataient rarement une occasion d’insister sur leur humanité.
Les procès choisis nous font connaître quatre personnes, allant d’un vieil homme à une fillette de onze ans. En 1748, Jannot, un esclave fugitif, se voit piégé afin de retourner chez son maître pour y être forcé de témoigner dans une enquête pour meurtre. Interrogé par les procureurs sur les pratiques vaudous, il décide d’orienter l’interrogatoire vers la violence que sa femme a subie aux mains de sa maîtresse. En 1764, nous découvrons Marguerite. Accusée d’être une esclave en fuite, elle choisit plutôt de parler de son indignation face à la façon dont elle a été traitée et enfermée. Également en 1764, nous retrouvons Jeanot, une personne âgée, qui décrit le soutien qu’il a reçu de la part de sa communauté après que son maître eut cessé de lui fournir nourriture et vêtements. Enfin, en 1765, nous faisons la connaissance de Babette, âgée de douze ans, qui chercha un bref répit dans sa vie difficile en s’achetant des friandises et des vêtements avec de l’argent trouvé dans un coffret laissé non verrouillé par son maître. Leurs témoignages, contenant d’abondants détails, nous fournissent de rares renseignements, souvent émouvants; leur interprétation n’en comporte pas moins son lot de difficultés. Cette tâche est multipliée par le déséquilibre de pouvoir inhérent au fait que les témoignages des personnes esclavisées sont enchâssés dans un système juridique érigé contre elles. Voilà également pourquoi il est essentiel de présenter les procès en entier, y compris les documents supplémentaires et procédures judiciaires.
Ainsi, tous les documents se rapportant aux quatre procès sont présentés ici, allant des pages manuscrites elles-mêmes à la transcription des textes en français, aux traductions des transcriptions en anglais, accompagnées d’une introduction pour chaque procès et la personne qui en occupe le point focal. Nous offrons en outre un survol détaillé de la procédure judiciaire. Bien que les commentaires visent à orienter le lecteur vers les points saillants des témoignages, l’objectif de ce projet est interactif. C’est une invitation lancée au lecteur de se frotter aux documents d’origine, de tenter d’en faire sa propre interprétation et d’explorer les thèmes qui lui paraissent émaner de ces textes.
Les archives
Les archivesLe défi de l’accès aux voix des personnes esclavisées dans l’Amérique du Nord coloniale a longtemps paru insurmontable, car on se basait sur la présomption que très peu de documents de ce type avaient été produits. C’est la « cruelle ironie de l’histoire », comme l’a formulé Annette Gordon-Reed, que « les individus qui ont porté le poids du système – les esclaves – aient vécu derrière un voile d’anonymat forcé. La vaste majorité d’entre eux ne savaient ni lire ni écrire, et ils n’ont donc pas laissé de documents derrière, qui sont l’élément vital du métier d’historien ». Dans les colonies françaises, aucune interdiction formelle n’empêchait les esclaves d’apprendre à lire ou à écrire, mais ils étaient très peu nombreux à le faire, ce qui signifie que peu de sources écrites ont été produites par les esclaves. Le problème des sources documentaires provenant d’individus réduits en esclavage est considéré comme particulièrement aigu durant la période qui a précédé l’avènement des récits autobiographiques d’esclaves, débutant avec celui d’Olaudah Equiano en 1789. Ces sources, publiées à l’époque, offrent des biographies d’esclaves richement texturés et qui mettent en valeur leurs voix, même lorsqu’elles sont relayées par un éditeur ou un autre intermédiaire. Cependant, en tant que genre littéraire issu des mouvements abolitionnistes protestants anglo-américains, ces autobiographies d’individus esclavisés mettaient l’accent sur le thème de la rédemption par la religion, sujet qui trouvait peu d’échos auprès des militants anti-esclavagistes français ou catholiques, et il n’existe aucun récit de ce genre en France ou dans ses colonies.1
Les témoignages judiciaires d’esclaves français atténuent largement ce manque, en offrant un autre ensemble de voix historiques et de parcours de vie qui ont le potentiel d’élargir le canon de ce que l’on considère comme des récits d’esclave. Tel que souligné dans l’introduction aux procédures judiciaires, le droit colonial français permettait à un esclave de témoigner en cour dans certaines circonstances, comme accusé, témoin ou victime. Il lui était également permis en théorie de parler aussi longtemps qu’il le souhaitait durant son témoignage, et ses dépositions étaient méticuleusement consignées. Cela tenait à une caractéristique particulière du droit français qui plaçait le témoignage au cœur de la procédure judiciaire. En particulier, la confession était privilégiée et considérée comme preuve ultime, étant donné qu’on présumait que l’accusé était le seul à connaître la vérité.
Résultat : les procès criminels en France et dans les colonies françaises étaient soumis à des règles précises et à des directives strictes afin d’assurer la transcription soigneuse de la procédure. Les greffiers visaient l’immédiateté dans leur consignation des témoignages, leur objectif étant de produire une version écrite fidèle des propos de l’accusé. Les réponses fournies par les accusés et les témoins durant les interrogatoires et les documents écrits qui en découlaient sont donc très complets. Les dépositions sont beaucoup plus détaillées, par exemple, que celles présentées dans les colonies anglaises, où le témoignage des personnes esclavisées, dans tous les cas, n’était pas toujours permis. Et même quand il l’était, le droit anglais, contrairement au droit français, ne requérait pas de compte rendu exact et complet des témoignages devant la cour, de sorte qu’il n’existe pas d’archives comparables aux archives françaises pour les treize colonies anglaises.
Bien que les témoignages d’individus esclavisés devant les tribunaux coloniaux français n’aient pas été consignés dans le but de servir de textes autobiographiques, et quoiqu’ils n’aient contenu que des fragments plutôt que des récits de vie, ces documents n’en sont pas moins valables et évocateurs. Grâce aux archives de la Louisiane, qui comprennent non seulement des témoignages mais également une panoplie d’autres sources qui nous aident à retracer la biographie des personnes livrant témoignage, ces fragments suffisaient souvent à ramener ces vies à la surface, même si nous ne disposons souvent que des bribes. Comme narrations débordant de personnalité, de caractère, de subjectivité et d’humanité, elles nous donnent à entendre la voix d’individus africains ou d’ascendance africaine, et, plus rarement de personnes autochtones esclavisées. Les vies de ces accusés méritent qu’on s’y attarde, qu’on y réfléchisse et qu’on écrive sur celles-ci, surtout que leurs propres paroles nous aident à le faire.
Les voix et les paroles
Les voix et les parolesLes archives judiciaires présentées ici et, plus largement, l’archive complète à laquelle elles appartiennent, ne sont pas de la main des esclavisés. Au départ, il s’agissait de paroles, d’expressions orales qui ont survécu sous forme écrite. À cet égard, et bien qu’elles leur soient antérieures de deux siècles, ces documents offrent un certain parallèle avec les récits oraux à la première personne issues des entretiens menés avec des anciens esclaves américains au cours des années 1930, dans le cadre de la Federal Writers’ Project of the Works Progress Administration (entretiens transcrits et édités par les intervieweurs). Étant donné que la forme originale des documents était orale, les témoignages d’esclaves présentés ici réfutent le privilège accordé à l’écrit, par exemple lorsque Marisa Fuentes met l’accent sur « les sources écrites par les personnes esclavisées elles-mêmes » comme étant le modèle par défaut visant à capter « les voix limitées des esclavisés ». En revanche, les témoignages devant les tribunaux sont d’abord un acte de parole, provoqué par un interrogatoire. Les documents écrits qui en résultent reflètent la nature ad hoc et improvisée de ce discours oral, certains passages étant ponctués de dialogues, d’expressions idiomatiques, de métaphores et même de créole.2
L’analyse de ce discours nous oblige ainsi à reconnaître que bien que les accusés aient pu planifier à l’avance ce qu’ils allaient dire, l’acte de parole est d’abord et avant tout un acte spontané qui se produit à la volée, changeant de cap en cours de route. À la différence des récits écrits autobiographiques, la parole est impulsive, soumise à des règles et à des impératifs autres (dont le moindre n’est pas l’effet de l’adrénaline), car cela se produit sur le moment, sans savoir quelles questions seront posées ni ce que le procureur a découvert au cours de son enquête. Les dépositions étaient des actes de rappel et de mémoire, ce qui signifie qu’elles pouvaient également se prêter à des formes de narration. Comme le laisse entendre Ibrahima Seck, pour les esclaves en Louisiane, raconter des histoires « soulageait les douleurs de leurs corps et de leurs esprits, et permettait à nombre d’entre eux de faire face à leur sort plutôt que de pleurer ou de sombrer dans le mal du pays. Les récits étaient en outre une façon pour les opprimés de créer des situations fictives dans lesquelles les faibles pouvaient vaincre la domination des puissants », en recourant souvent à l’humour, y compris aux contes de filous (trickster tales). Dans leurs récits, c’étaient les accusés et les témoins qui contrôlaient leurs réponses aux questions. Ainsi, bien qu’ils n’aient pu jouir d’une complète liberté de parole, et que leurs réponses aient pu les mettre en péril, les archives indiquent que nombre d’entre eux trouvaient dans l’acte de témoigner des motivations autres que la seule préoccupation de se protéger, de sorte qu’en tenant compte de leurs paroles et en les interprétant, nous devons honorer leur complexité en tant qu’êtres sensibles. Pour entendre le témoignage d’une accusée, livré en langue originale française et en traduction anglaise par un locuteur francophone de Louisiane, voir l’interprétation par Tiffany Guillory Thomas des paroles de Marguerite. 3
Bien entendu, un témoignage ne peut certifier sans l’ombre d’un doute que les événements décrits ont bel et bien eu lieu. Mais peut-être est-il plus important de comprendre comment un événement a été raconté. Car même lorsqu’une comparution devant le tribunal était forcée ou encadrée, il était toujours possible de réorienter le récit loin des crimes faisant l’objet de l’enquête, ce que le greffier indiquait en notant dans son texte qu’un témoin esclavisé avait dit à deux reprises quelque chose « sans qu’on le lui ait demandé », ou qu’une autre accusée, dans un autre procès, avait affirmé quelque chose « de sa propre initiative ». Si tous les esclavisés ayant comparu devant le tribunal en Louisiane n’étaient pas toujours aussi expressifs, ils se permettaient des digressions, s’écartant du sujet et offrant des détails qui semblaient hors de propos à première vue mais étaient en fait profondément révélateurs et très souvent captivants. Dans de tels cas, au lieu de fournir des réponses directes à des questions posées sur l’affaire judiciaire en cours, ils donnaient plutôt des indices sur leur vision du monde et un aperçu de qui ils étaient. Autrement dit, une comparution devant le tribunal offrait à ces individus une occasion inattendue de narrer leurs propres histoires, de digresser, de rediriger les questions et d’introduire des sujets non reliés dans un cadre où toute l’attention était portée sur eux et qu’ils se devaient d’être entendus.4
Jannot, Marguerite, Jeanot, Babette
Jannot, Marguerite, Jeanot, BabetteCe projet porte sur quatre procès complets qui mettent l’accent sur les témoignages de quatre individus réduits en esclavage – Jannot, Marguerite, Jeanot, et Babette – accompagnés du témoignage de beaucoup d’autres. Il nous faut cependant reconnaître que nous ne disposons d’aucun élément de preuve pour la majorité des esclaves. Saidiya Hartman insiste sur ce problème des sources et le silence des archives, écrivant sur la figure emblématique de la femme esclave du monde atlantique « dont personne ne se rappelle le nom, ou dont on n’a consigné aucune parole, ni même fait observer qu’elle avait refusé de dire quoi que ce soit… Nous la rencontrons dans des circonstances exorbitantes qui ne donnent aucune idée de sa vie quotidienne et ne donnent aucun accès à ses pensées… Nous ne savons que ce qui peut être extrapolé à partir d’une analyse des registres, ou emprunté au monde de ses ravisseurs et de ses maîtres, et pouvant s’appliquer à elle. » Le présent projet vise à nuancer ce point de vue et à montrer qu’il existe des archives – aussi problématiques soient-elles – nous faisant aller à la rencontre de femmes et d’hommes réduits en esclavage, qui prennent la parole et dont les mots ont été consignés par écrit. Dans leurs interrogatoires, ils trouvent parfois des moyens d’esquiver les questions et il leur arrive d’amplifier leurs réponses en s’orientant vers d’autres sujets; au travers de tout cela, nous entendons leurs voix et nous nous frayons un chemin jusqu’à leurs pensées, tout en reconnaissant qu’il n’existe pas d’archives idéales ou complètes, et que nous n’avons pas le luxe d’en imaginer une.5
Les archives des procès contenant des témoignages de personnes esclavisées sont loin d’être parfaites, et leurs voix ne sont jamais exemptes de contraintes, mais il n’en demeure pas moins que ces documents nous permettent de percevoir un espace où les esclaves racontent leurs propres histoires, avec immédiateté, avec urgence. À maintes et maintes reprises, ces témoins trouvent un moyen de condamner implicitement le système qui cherche à les réduire à l’état de biens meubles. Leurs récits livrés devant le tribunal nous en disent en fait bien davantage, car ils font sortir ces individus de l’anonymat, même si cela se fait au prix du poids déchirant et de la cruauté de l’esclavage que leurs histoires mettent en évidence.
En ramenant à la surface leur caractère et leur personnalité, et, parfois, leurs émotions, leurs pensées et leurs univers intimes, ces témoins réfutent l’intention de l’esclavage de les réduire au silence, de les déshumaniser et de les rendre anonymes. La plupart du temps, nous n’apercevons ces individus que pendant de brefs instants. Il ne s’agit pas moins de vraies personnes qui vivent pleinement leur vie. Nous sommes plus riches de les avoir rencontrées, même de façon fugace. Et chaque fois qu’elles ont eu l’occasion de prendre la parole et de voir leurs mots consignés, nous leur devons sûrement de les écouter et de nous efforcer de les entendre.
À propos de l’auteure
Sophie White est professeure d’études américaines à l’Université de Notre Dame (États-Unis); elle se spécialise en histoire coloniale de l’Amérique du Nord et de l’empire français, avec un centre d’intérêt interdisciplinaire sur les rencontres culturelles entre Européens, Africains et Autochtones, et une attention particulière aux perspectives de recherche atlantiques et globales. Originaire de l’île Maurice, elle a trois langues maternelles : l’anglais, le français et le créole mauricien. Elle a publié deux livres et plus d’une vingtaine d’articles et d’essais. Elle a également codirigé avec Trevor Burnard la publication d’un ouvrage sur les témoignages d’esclaves dans l’Amérique française et britannique. Son livre le plus récent, Voices of the Enslaved : Love, Labor, and Longing in French Louisiana (Voices of the Enslaved | Sophie White | University of North Carolina Press; uncpress.org), a remporté sept prix littéraires, y compris, en 2020, le Prix James A. Rawley de l’American Historical Association et le Prix littéraire Frederick Douglass pour le meilleur livre sur l’esclavage. Une traduction française de ce livre paraîtra bientôt.
Remerciements
Tout d’abord, je tiens à remercier le Louisiana State Museum et le Louisiana Colonial Documents Digitization Project (https://lacolonialdocs.org/post/1/overview), ainsi que Greg Lambousy, pour m’avoir accordé la permission d’inclure dans ce projet quatre procès issus des archives du Conseil supérieur de la Louisiane. D’autre part, je suis redevable de multiples façons à l’Omohundro Institute for Early American History and Culture. Je remercie plus particulièrement Cathy Kelly d’avoir partagé ma vision de ce projet d’humanités numériques, de même que Nicholas Popper, Martha Howard et Emily Suth. Ce projet serait bien plus pauvre sans les nombreux interlocuteurs avec lesquels j’en ai discuté et sans les contributions de ma réviseure extraordinaire, Kaylan Stevenson, l’aide éditoriale inestimable d’Alexander Taft et de Frances Bell, et l’expertise de Scott Hale et de l’équipe numérique de Colour Outside. Pour la version française du site, je remercie Patricia Godbout, ainsi que Carolyne Weldon, pour leurs superbes traductions en français des textes d’introduction au projet et des commentaires sur les procès (les traductions des manuscrits du français en anglais étant les miennes). Tiffany Guillory Thomas a donné vie au témoignage de Marguerite par son interprétation sensible du texte. Mes plus sincères remerciements vont également aux évaluateurs Celia Naylor et Randy Sparks, pour leurs généreux commentaires et rétroactions. La recherche sur ce matériel a débuté pendant que je rédigeais Voices of the Enslaved grâce à une bourse du National Endowment for the Humanities (États-Unis), dont je remercie chaleureusement le parrainage. Je remercie de même la Leverhulme Trust (Royaume-Uni). Je tiens aussi à remercier le Franco Family Institute for Liberal Arts and the Public Good à l’Université de Notre Dame pour son généreux soutien. Avec tout mon amour et ma gratitude, je remercie Cléome, Joséphine et Simon pour leur présence dans ma vie. Ce projet est dédié à mon défunt père, Peter White, qui, à son meilleur, a incarné un respect particulier pour les gens de tous horizons, affichant toujours une véritable curiosité pour leur vie et leurs idées.







